L'histoire de Grammont

Ordre, calme, austérité, les pierres murmurent l'esprit de la Règle

La fondation du prieuré de Grammont, une volonté royale

prieuré derrière chêne

Au XIIsiècle, grâce aux multiples donations des rois Plantagenêts régnant alors sur le Poitou, s'établit un nouvel ordre monastique, l'ordre de Grandmont. 

Vers 1197,  Richard Cœur de Lion, très attaché à cette province, décide de poursuivre l'entreprise de son père en fondant un nouveau monastère grandmontain. C'est ainsi que le prieuré de Grammont voit le jour, en plein cœur de la forêt de Chassay, à l'emplacement d'une ancienne paroisse. 

Très vite, le monastère est pris en charge par la communauté des moines grandmontains, qui y appliquent la Règle stricte initiée par Etienne de Muret.  

L'ordre grandmontain, un retour aux valeurs chrétiennes

Ces nouveaux religieux ont à cœur de vivre à la manière d'ermites, dans un lieu le plus retiré possible. Ils souhaitent par là échapper à toute tentation extérieure et se consacrer pleinement à Dieu. Obéissance, détachement des biens matériels, contemplation et assistance aux pauvres sont les maîtres mots de la Règle des Grandmontains. 

Les murs remarquablement bien conservés de cet ensemble monastique témoignent encore aujourd'hui de ces volontés d'austérité et de tranquillité recherchée. 

Grammont chapelle

Au XIIIe siècle, 5 moines vivent là en parfaite harmonie, jusqu'en 1317, date du rattachement du prieuré à celui du Bois d'Allonne, près de Parthenay dans les Deux-Sèvres. 

Les Guerres de Religion et les siècles suivant font place à l'incertitude pour Grammont. 

Partiellement détruit puis délaissé, le prieuré est, au XVIIe siècle, transformé en bâtiment agricole. Il est ensuite vendu comme Bien National à des particuliers avant d'être, enfin, racheté par la commune de Saint Prouant en 1980.  

En 1985, l'Association pour la Sauvegarde et l'Aménagement de Grammont redonne vie au prieuré.

Elle entreprend un important programme de restauration puis en assure l'animation. Le Conseil Départemental de la Vendée reprend les rênes en 2001 en installant sur le site les premiers éléments muséographiques destinés à mettre en valeur ce patrimoine trop longtemps oublié. 

Ce prieuré, aujourd'hui intégré aux Abbayes du Sud-Vendée, reste l'une des fondations grandmontaises les mieux conservées de France, et vous dévoile une architecture monastique des plus originales et remarquables.