Le cocher (ou meneur)

Cocher au Haras de la Vendée

Le cocher exerce une activité rémunérée pour le compte d'un employeur, ou pour son propre compte. Il conduit à partir de la voiture, assis sur un siège généralement placé à l'avant de la voiture, mais qui peut aussi être situé à l'arrière, comme sur le cab britannique. 

Certains types de voitures ne sont pas conduits par des cochers, mais par des postillons. C'est le cas des chaises de poste, voitures légères et rapides destinées au service du courrier, qui ne peuvent prendre qu'un ou deux passagers. Dans ce cas, le postillon monte un des chevaux de l'attelage (attelage en poste). D'autres voitures plus importantes, comme les diligences, nécessitaient à la fois la présence d'un cocher et d'un postillon (attelage en demi-poste). 

À partir du XVIIIe siècle et sous l'influence anglaise, des voitures légères sont conduites par leurs propriétaires eux-mêmes, et ne nécessitent donc plus de cochers et, par conséquent, de sièges pour les cochers (voir cabriolet). Parfois, comme dans la Victoria, le siège du cocher est amovible, selon que la voiture est conduite par un cocher, ou par le ou la propriétaire depuis le siège principal. Dans ce cas la personne qui conduit l'attelage s'appelle le meneur

Le cocher était un personnage important, surtout à l'époque des grandes diligences qui assuraient des services réguliers entre les grandes villes. C'est lui qui détenait toute autorité sur l'organisation du voyage, qui réglait la marche, qui faisait descendre les voyageurs dans les montées ou les passages délicats. Il avait la prééminence sur les postillons. Toutefois, dans certains cas, une personne pouvait assumer ces diverses autorités : on l'appelait le conducteur, mais il ne jouait pas le rôle du cocher et ne menait pas la voiture.