Chevaux de trait

La majorité des races de chevaux de trait n'existaient pas avant le XVIIIe siècle. En Europe, elles furent sélectionnées pour les besoins militaires et notamment pour tirer les chariots d'artillerie lourde, puis pour les travaux agricoles où le développement de ces races accompagna la révolution industrielle et le perfectionnement du matériel, notamment des charrues au cours du XIXe siècle. 

Ces chevaux effectuaient aussi le halage et le déplacement de nombreux véhicules hippomobiles pour le transport de personnes ou de matériaux. Elles sont principalement présentes en Europe de l'Ouest, aux États-Unis, en Australie et au Japon. Avec la disparition de la traction hippomobile au profit de la motorisation, le terme de cheval de trait disparut en France au profit de celui de cheval lourd, et l'élevage de ces animaux fut réorienté vers la production de viande pour la consommation humaine, permettant ainsi de sauvegarder le capital génétique des neuf races de chevaux trait françaises alors que la plupart de ces races disparurent des autres pays européens, faute de demandes.

Le cheval de trait a retrouvé son ancien nom et certaines de ses anciennes fonctions avec le renouveau de l'équitation de loisir. Il reste néanmoins majoritairement élevé pour la production de viande à destination des boucheries et son utilisation moderne pour l'attelage, le débardage, les travaux agricoles ou l'entretien des espaces verts est encore assez marginale. Un cheval sur quatre né en France est un cheval de trait. 

Les chevaux de trait du Haras de la Vendée

cheval percheron

Le Percheron

Le percheron est une race équine, apparue probablement vers le VIIIe siècle dans une région située au sud de la Normandie autour de Mortagne-au-Perche (Orne) et de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), aux confins des départements de l'Orne, de l'Eure, d'Eure-et-Loir, du Loir-et-Cher et de la Sarthe. 

Cheval de trait puissant, le percheron est capable de tirer de lourdes charges au pas.

En savoir plus

cheval cob normand
Le Cob Normand

C’est au début du XXème siècle qu’une distinction se fit parmi les reproducteurs de demi-sang entre ceux qui étaient destinés à faire des chevaux de selle pour l’armée ou l’équitation, et ceux qui alimenteraient le pays en chevaux de travail. A ces derniers, dans les Haras de St-Lô et du Pin, on donne l’appellation de « COB ». 

En savoir plus